Guide de l’agent
Être trouvé par les sociétés de votre secteur
SenaLink met en relation les agents de sécurité privée avec les sociétés qui recrutent pour des missions. Ce guide explique comment la plateforme fonctionne de votre côté, et ce qui fait la différence entre un profil qu’on contacte et un profil qu’on dépasse.
Lecture : une dizaine de minutes.
Le principe : vous ne payez rien pour être visible
L’inscription est gratuite, et le reste. Votre profil figure au vivier consulté par les sociétés de sécurité privée abonnées, sans que vous ayez rien à verser. C’est la société qui paie pour accéder à ce vivier et pour vous joindre.
Un seul service est payant, et il est facultatif : la mise en avant, qui place votre profil en première page. Nous y venons plus bas — et vous verrez qu’elle ne sert à rien tant que le reste n’est pas fait.
Votre dossier : ce qui conditionne votre présence
Le vivier annonce aux sociétés que les habilitations sont contrôlées. Cette promesse n’est pas commerciale : employer un agent sans carte professionnelle valide expose la société à des sanctions pénales. Elle vérifie donc, et nous vérifions avant elle.
Votre carte professionnelle CNAPS, déposée et validée, est la condition d’entrée. Sans elle, votre profil n’apparaît nulle part — ni au vivier public, ni chez les sociétés abonnées. Ce n’est pas une formalité administrative : c’est ce qui autorise à exercer.
Les autres pièces — SSIAP, habilitation cynophile, agrément de palpation — élargissent les missions auxquelles vous êtes éligible. Une société qui cherche un SSIAP 2 filtre sur cette qualification : sans la pièce, vous n’êtes pas dans sa liste.
Une pièce expirée vous retire du vivier automatiquement, le jour même. Vous recevez un avis par courriel trois mois, deux mois, un mois puis deux semaines avant l’échéance. Ces courriels ne sont pas décoratifs : le jour où la carte expire, vous disparaissez, et vous ne le saurez que si personne ne vous appelle plus.
Votre zone : qui vous voit, et où
Vous déclarez une ville et un rayon d’intervention. SenaLink en déduit les départements que vous couvrez, et ne vous propose qu’aux sociétés de ces départements.
Ce point est le plus souvent négligé, et il coûte cher. Les départements suggérés par votre rayon ne sont pas retenus d’office : vous devez les cocher. Un agent de Colombes avec un rayon de cinquante kilomètres couvre onze départements, mais n’apparaît que dans un seul s’il n’a jamais ouvert l’écran.
Élargir sa zone n’oblige à rien : vous restez libre de refuser une mission trop lointaine. Mais un département non coché est un département où personne ne vous voit.
Publique ou réservée : le choix qui vous appartient
Deux modes existent. En visibilité publique, votre profil paraît au vivier consultable par tous — prénom, initiale du nom, qualifications, département. Jamais votre nom complet, jamais votre commune, jamais vos coordonnées.
En visibilité réservée, seules les sociétés abonnées de votre département vous voient. C’est le choix des agents en poste qui ne souhaitent pas que leur profil circule.
Dans les deux cas, vos coordonnées ne sont communiquées qu’aux sociétés abonnées et à jour de leurs propres obligations. Une société non conforme ne peut pas vous joindre, quelle que soit votre visibilité.
Ce qui fait qu’on vous contacte
Une société qui cherche cinq agents pour un festival ouvre le vivier de son département et parcourt les profils. Elle en contacte une dizaine pour en obtenir cinq. Ce qu’elle regarde, dans l’ordre :
Vos qualifications. C’est le premier filtre, et il est mécanique. Un profil sans qualification déclarée n’apparaît dans aucune recherche ciblée.
Votre présentation. Quelques lignes suffisent, mais elles doivent dire quelque chose. « Agent sérieux et motivé » n’apprend rien — tout le monde l’écrit. « Huit ans en événementiel, dont trois saisons sur des festivals de plus de dix mille personnes » situe immédiatement.
Vos photos. Un profil sans visage est rarement retenu. Une photo en tenue, nette, sur fond neutre, suffit — ce n’est pas un portrait d’artiste, c’est une preuve que vous existez et que vous êtes présentable.
Vos expériences. Trois lignes bien choisies valent mieux qu’une liste exhaustive. Citez les dispositifs, pas seulement les employeurs : un recruteur reconnaît un type de mission avant de reconnaître une enseigne.
La mise en avant : ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas
Le vivier affiche trente agents par page. Au-delà, il faut tourner — et la plupart des recruteurs ne dépassent pas les deux premières pages. La mise en avant place votre profil en première page du département choisi.
Dix euros par mois et par département. Vous choisissez les départements parmi ceux de votre zone : un seul coûte dix euros, trois en coûtent trente. Sans engagement, résiliable à tout moment.
Les places sont limitées à trente par département, attribuées par ordre de souscription. Quand elles sont prises, plus personne ne peut souscrire dans ce département jusqu’à ce qu’une place se libère. Le nombre restant s’affiche avant tout paiement.
Ce qu’elle n’est pas : une recommandation. Votre profil porte la mention « Mis en avant », non « Recommandé ». Les sociétés savent que cette place est achetée, et c’est écrit sur votre fiche.
Ce qu’elle ne remplace pas : un profil complet. Être vu en premier avec une présentation vide et aucune photo ne produit rien — vous payez pour être dépassé plus tôt. Complétez d’abord, souscrivez ensuite.
Quand une société vous écrit
Les sociétés abonnées voient vos coordonnées et peuvent vous appeler directement. Elles peuvent aussi ouvrir un fil de discussion depuis la plateforme : vous recevez alors un courriel, et l’échange se poursuit dans votre espace.
Répondez vite. En sécurité privée, une mission se pourvoit en heures. Une société qui appelle dix agents retient les cinq qui répondent, pas les cinq meilleurs.
Répondez même pour refuser. Un « non disponible cette semaine, disponible la suivante » vous garde dans la liste du prochain besoin. Un silence vous en sort.
Vous ne recevrez qu’un seul avis par conversation tant que vous ne l’avez pas ouverte : nous ne vous inondons pas. En contrepartie, l’avis que vous recevez mérite d’être lu.
Les avis : ce qu’ils changent
Après une mission, la société qui vous a employé peut déposer un avis : ponctualité, tenue et comportement, conformité à ce qui était prévu. Elle doit fournir le numéro de sa déclaration préalable à l’embauche — un avis ne se laisse pas sans avoir employé.
À partir de trois avis, votre moyenne s’affiche au vivier. À partir de cinq avis et d’une moyenne d’au moins quatre sur cinq, votre profil porte la mention « Recommandé », et remonte devant les profils sans avis.
Tous les avis sont publiés, sans exception. Nous n’en masquons aucun — la loi l’interdit, et une page qui n’afficherait que du cinq sur cinq ne convaincrait personne. Vous disposez en revanche d’un droit de réponse sur chacun, daté et visible de tous.
Les cinq erreurs les plus coûteuses
- Ne pas élargir sa zone. Le rayon suggère, il ne coche pas. Un département non retenu est un département où vous n’existez pas.
- Laisser une pièce expirer. Vous sortez du vivier le jour même, sans autre signal que le silence.
- Souscrire la mise en avant sur un profil vide. Vous payez pour être vu par des gens qui passeront.
- Ne pas répondre aux messages. Même un refus vous garde dans la liste suivante.
- Écrire une présentation interchangeable. « Sérieux et motivé » est ce qu’écrivent ceux qui n’ont rien à dire.
Prêt à être trouvé ?
L’inscription prend quelques minutes. Prévoyez votre carte professionnelle CNAPS : c’est elle qui ouvre le vivier.
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