Guide de la société

Répondre aux besoins, et gagner des missions

SenaLink transmet aux sociétés de sécurité privée les besoins déposés par les organisateurs de leur département. Ce guide explique comment la plateforme fonctionne de votre côté — et surtout ce qui distingue une proposition retenue d’une proposition écartée.

Lecture : une quinzaine de minutes.

Le principe : cinq propositions, pas trente

Un organisateur dépose son besoin. Les sociétés abonnées et conformes de son département en sont averties à l’instant, par courriel. Les cinq premières qui déposent une proposition sont les seules retenues — au-delà, le besoin est fermé.

Cette limite n’est pas une contrainte technique, c’est le cœur du dispositif. Un appel d’offres ouvert produit trente devis qu’aucun organisateur ne compare vraiment, et une course au prix le plus bas qui ne sert personne. Cinq propositions se lisent, se comparent, et se défendent.

Pour vous, cela veut dire deux choses. La première : répondre tôt compte. La seconde : une fois dans les cinq, vous êtes réellement comparé — pas noyé.

Le courriel d’avertissement contient l’intégralité du besoin : nature, dates, lieu, postes demandés, dispositif. Vous pouvez décider d’y aller ou non sans ouvrir votre espace.

Votre conformité : la condition d’accès

Cinq pièces sont exigées : autorisation d’exercice CNAPS, extrait Kbis, attestation de vigilance URSSAF, attestation de responsabilité civile professionnelle, et agrément dirigeant délivré par le CNAPS.

Tant qu’une pièce manque ou reste à valider, vous voyez les besoins mais ne pouvez pas y répondre. Ce n’est pas de la paperasse : c’est ce qui permet à SenaLink d’annoncer aux organisateurs que les sociétés consultées sont en règle — et c’est ce qui vous distingue d’une mise en relation anonyme.

Une pièce expirée suspend votre accès le jour même. Vous recevez des avis trois mois, deux mois, un mois puis deux semaines avant l’échéance. L’attestation URSSAF se renouvelant tous les six mois, c’est celle qui surprend le plus souvent.

Déposez le renouvellement dès réception. Une suspension au moment où un besoin arrive dans votre zone est une mission perdue sans recours.

Vos départements : ce que vous recevez

Vous déclarez les départements où vous intervenez. Vous recevez les besoins de ces départements, et eux seuls. Un département non déclaré est un flux que vous ne voyez pas.

Déclarer large n’engage à rien : vous restez libre de ne pas répondre. Mais déclarer étroit vous prive de besoins que vous auriez pu servir — un événement à trente kilomètres de votre siège peut relever d’un autre département.

Vérifiez vos départements dans « Zones d’intervention ». C’est le réglage qui décide de tout ce que vous recevrez ensuite.

Lire un besoin avant de chiffrer

Un besoin porte plus d’informations qu’il n’y paraît. Avant d’ouvrir le formulaire de devis, prenez trois minutes pour répondre à ces questions :

Le dispositif est-il cohérent ? Quatre points d’entrée et deux agents demandés, c’est un dispositif intenable — chaque point d’accès mobilise au moins un agent en phase d’exploitation, deux en montage et démontage. Un organisateur ne le sait pas toujours. C’est votre métier de le lui dire.

Les phases sont-elles couvertes ? Un événement qui déclare « exploitation » seule oublie souvent que le matériel arrive la veille et repart le lendemain. Un gardiennage de nuit sur du matériel monté est un besoin réel, rarement exprimé.

L’effectif tient-il la durée ? Une vacation de dix-huit heures ne se fait pas avec la même équipe. Si le besoin ne prévoit pas de relève, il faut soit la chiffrer, soit la signaler.

Le public est-il qualifié ? « Tout public » et « jeunes adultes » ne produisent pas le même dispositif, ni le même profil d’agent.

Un besoin mal dimensionné n’est pas un mauvais besoin : c’est une occasion de conseiller. La société qui explique pourquoi le dispositif demandé ne tient pas se distingue immédiatement des quatre autres qui l’ont chiffré tel quel.

Les questions à poser, et quand les poser

Chaque besoin ouvre un fil de discussion avec l’organisateur. Vous pouvez y poser vos questions avant de déposer votre proposition — et c’est presque toujours ce qu’il faut faire.

Une fois, et bien. Regroupez vos questions en un seul message. Trois messages successifs donnent l’impression d’une société désorganisée, et l’organisateur en reçoit déjà quatre autres.

Les questions qui servent réellement, dans l’ordre d’utilité :

  • La configuration exacte des accès — combien sont réellement ouverts au public, combien sont réservés aux exposants ou aux secours.
  • L’existence d’un poste de commandement, et qui l’occupe.
  • Le régime de la voie publique — une occupation du domaine public change les obligations et parfois l’effectif.
  • La présence d’un dispositif de secours, et sa nature.
  • Les horaires réels d’ouverture au public, distincts des horaires de vacation.

Ce que ces questions produisent, au-delà de la réponse : elles montrent que vous avez lu le besoin. Un organisateur qui reçoit cinq devis et une seule question sérieuse sait déjà qui a travaillé.

Posez vos questions dans les vingt-quatre heures. Passé ce délai, l’organisateur a souvent déjà formé son opinion sur les propositions reçues.

Construire une proposition qui tient

Le moteur de devis calcule les majorations de la convention collective — nuit, dimanche, jours fériés — et les applique automatiquement, poste par poste. Vous n’avez pas à les recalculer.

Ce sur quoi vous devez porter attention :

Distinguez les postes. Un devis qui présente « six agents du 4 au 6 septembre » en une ligne ne dit pas ce qu’on paie au montage et ce qu’on paie à l’exploitation. Le comparatif présenté à l’organisateur le signale — il affiche « postes non distingués » face à votre proposition.

Ventilez les majorations. Même remarque : un organisateur qui ne voit pas ce qu’une heure de nuit lui coûte ne peut pas arbitrer entre deux dispositifs.

Écrivez l’accroche et le message. Deux lignes suffisent, mais elles portent ce que les chiffres ne disent pas : un chef d’équipe expérimenté sur ce type d’événement, une relève assurée en moins de deux heures, une équipe déjà intervenue sur le site.

Vérifiez vos dates. Si une vacation déborde de la période demandée, la plateforme vous en avertit sans vous bloquer — un montage la veille est légitime, une erreur de saisie non.

Le prix : pourquoi le plus bas ne gagne pas

L’organisateur voit vos cinq propositions côte à côte, classées du montant le plus bas au plus élevé. Mais il voit aussi, pour chacune, un indice tarifaire qui situe votre taux horaire par rapport au coût réel d’un agent sous convention IDCC 1351.

Une proposition sous le plancher est signalée comme telle : « ce tarif ne couvre pas la paie et les charges ». Casser les prix ne vous fait donc pas gagner — cela vous fait paraître soit imprudent, soit peu scrupuleux.

À l’inverse, une proposition au-dessus des repères est présentée comme telle, avec une invitation à demander ce qu’elle couvre : c’est l’occasion de valoriser un dispositif renforcé, si votre message l’explique.

Le plancher se situe autour de vingt-sept euros de l’heure pour un APS, hors majorations. En dessous, la mission ne peut pas être exécutée légalement — et l’organisateur le voit.

Après l’envoi : relancer sans harceler

Votre proposition part, l’organisateur en est averti. À partir de là, la retenue vaut mieux que l’insistance.

Une relance, pas trois. Un message à quarante-huit heures, poli, qui apporte quelque chose — une précision, une disponibilité confirmée, une alternative moins chère. Pas un « avez-vous reçu notre devis ? », qui n’apporte rien et se lit comme de l’impatience.

Un refus n’est pas une fin. L’organisateur qui vous écarte cette fois déposera un autre besoin. Une réponse courtoise à un refus — « bonne organisation, n’hésitez pas pour une prochaine édition » — coûte trente secondes et se retient.

Après une mission réussie, demandez l’avis. L’organisateur peut vous noter dès le lendemain de la fin. Un message le jour même, simple et direct, obtient un avis dans la majorité des cas : passé une semaine, presque plus jamais.

Les avis : votre capital à long terme

Après chaque mission, l’organisateur note trois axes : ponctualité, tenue et comportement, conformité à ce qui était prévu. Sa note apparaît sur le comparatif que verront les prochains organisateurs.

À partir de trois avis, votre moyenne s’affiche. À partir de cinq avis et d’une moyenne d’au moins quatre sur cinq, votre profil porte la mention « Recommandé ».

Tous les avis sont publiés, sans exception. Nous n’en masquons aucun : la loi l’interdit, et un comparatif qui n’afficherait que du cinq sur cinq ne convaincrait personne. Vous disposez d’un droit de réponse sur chacun, daté et visible.

Un avis à trois sur cinq accompagné d’une réponse posée dessert moins qu’un profil sans aucun avis. Le premier prouve que vous travaillez ; le second ne prouve rien.

Le vivier des agents

Votre abonnement donne accès au vivier des agents de vos départements, avec leurs coordonnées. Tous ont une carte professionnelle CNAPS validée par SenaLink — un agent dont une pièce expire en sort automatiquement.

Vous pouvez les appeler directement, ou ouvrir un fil depuis la plateforme. Les agents mis en avant figurent en première page, avec la mention correspondante : c’est une place achetée, non une recommandation de notre part, et c’est écrit.

Vous pouvez à votre tour noter un agent que vous avez employé. Le numéro de votre déclaration préalable à l’embauche vous sera demandé — un avis ne se laisse pas sans avoir employé.

L’abonnement

Cinquante euros hors taxes par mois, quatorze jours offerts. Sans engagement, résiliable à tout moment depuis votre espace. Le prélèvement n’intervient qu’au quinzième jour.

Ce qu’il ouvre : les besoins de vos départements, le vivier des agents avec leurs coordonnées, le moteur de devis et de facturation, et la messagerie avec les organisateurs.

Aucune commission n’est prélevée sur vos missions. Ce que vous facturez à l’organisateur vous revient intégralement.

Une mission remportée pendant l’essai couvre plusieurs mois d’abonnement. C’est la seule mesure qui compte : mettez les quatorze jours à profit pour répondre à tout ce qui passe.

Commencer

L’inscription prend quelques minutes. Prévoyez vos cinq justificatifs : c’est leur validation qui ouvre la réponse aux besoins.

Une question que ce guide ne traite pas ? Écrivez-nous.